La vie, quand on la regarde en vérité, n’est que poésie.

 

A mesure qu’on en écarte nos propres buts, on y reconnaît les siens, on y découvre sa raison : comme un pèlerinage en l’honneur de sa création.

Et sur ce chemin, on découvre qu’il nous amène peu à peu à la satisfaction de nos vœux les plus chers ; ceux là mêmes qu’on croyait abandonner en le prenant.

 

Se laissant arracher à la raison artificielle du monde par la poésie de la vie, on en trouve le sens qui nous ramène à cette raison, épurée d’artifices. Quand on cherche son sens à sa vie, on s’éloigne du sens de la vie.

 

Comment s’étonne-t-on ?

Vivre pour soi, n’est-ce pas la solitude ?

Vivre pour l’argent, n’est-ce pas la dépendance qui amène à la ruine ?

Vivre pour des plaisirs ponctuels amène des joies éphémères dans une vie de morosité.

Le sens de la vie à toutes les réponses à ce que nos contemporains souffrent. Si nous sommes trop petits pour le maîtriser entièrement, ces réponses s’offrent à ceux qui le cherchent.

 

 

Cultive ta vie ! Tu l’as reçue comme une jeune pousse ; donnes lui des règles pour tuteur ; tailles pour sa correction ses branches sèches, stériles, qui ne donnent que de mauvais fruits ou qui nuisent à sa progression vers la lumière ; arroses là d’amour ; ses racines profondes et solides puiseront la force dans la terre et ses branches l’embrasseront, ses fruits seront savoureux et nombreux et ses rameaux tutoieront le ciel.

Créature innée, tu deviens créateur, participant à la réalisation du monde et de toi-même.

En t’acceptant dans ces deux caractères pour déterminer ta conduite, tu trouves l’équilibre résumé ainsi par Saint Ignace de Loyola : « Agis comme si tout dépendait de toi (créateur) ; et pries comme si tout dépendait de Dieu ! (créature)»

Cultiver la poésie pour elle-même pourrait t’éloigner du bon sens. Cultives la vie ; elle n’est que poésie et que raison, qu’amour et que vérité !