Les anciens
« La monnaie est la vie du commerce, l’esprit vital des échanges ; comme le fumier, elle n’est bonne à rien si ce n’est à être répandue. » Francis Bacon (1529-1596)
"(Le travail) est le père (de la valeur) et la terre en est la mère" William Petty (1623-1687)
" Que le souverain de la nation ne perde jamais de vue que la terre est l'unique source des richesses." François Quesnay 1774
Les classiques
« Dans le travail de la terre, la nature travaille conjointement avec l’homme ; et quoique son travail ne coûte aucune dépense, ce qu’il produit n’en a pas moins sa valeur, aussi bien que ce que produisent les ouvriers les plus chèrement payés… C’est l’œuvre de la nature qui reste après qu’on a fait la déduction ou la balance de tout ce qu’on peut regarder comme l’œuvre de l’homme. » Adam Smith 1776
« Les richesses naturelles sont inépuisables, car sans cela nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées, ni épuisées, elles ne font pas l’objet des sciences économiques. » Jean Baptiste Say 1817
« On ne peut mentionner aucune manufacture dans laquelle la nature n’assiste pas l’homme et, qui plus est, ne le fasse généreusement et gratuitement. » David Ricardo 1821
"N'y a-t-il pas la terre elle-même, ses forêts, ses eaux et toutes les richesses qui sont sur sa surface et en dessous ? Ces richesses sont l'héritage commun du genre humain." John Stuart Mill 1848
Les marxistes
"Le travail, disent les économistes, est la source de toute richesse. Il l'est effectivement ...conjointement avec la nature qui lui fournit la matière qu'il transforme en richesse." Friedrich Engels
"L'homme ne peut point procéder autrement que la nature elle-même, c’est-à-dire il ne fait que changer la forme des matières [13]. Bien plus, dans cette œuvre de simple transformation, il est encore constamment soutenu par des forces naturelles. Le travail n'est donc pas l'unique source des valeurs d'usage qu'il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre, la mère, comme dit William Petty." Karl Marx Le Capital 1867
Les néoclassiques
« C’est un fait que le travail, une fois qu’il a été dépensé, n’a pas d’influence sur la valeur future d’un objet : il a disparu et est perdu pour toujours. Dans le commerce (...) nous devons toujours partir de zéro à chaque moment et payer les valeurs des choses en considérant leur utilité future. » Stanley Jevons (1835-1882)
« Le conflit que l’on suppose entre le travail et le capital est imaginaire. Le conflit réel est entre les producteurs et les consommateurs. » Stanley Jevons (1835-1882)
« Ainsi, la valeur n’est pas inhérente aux biens, elle n’en est pas une propriété ; elle n’est pas une chose indépendante qui existe en soi. C’est un jugement que les sujets économiques portent sur l’importance des biens dont ils peuvent disposer pour maintenir leur vie et leur bien-être. Il en résulte que la valeur n’existe pas hors de la conscience des hommes. » Carl Menger (1840-1921)
Sur la mondialisation
« Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l'adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. A la place de l'ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. » Carl Marx (1818-1883)