01 Ne le savez-vous pas, frères - je parle à des gens qui s'y connaissent en matière de loi - : la loi n'a de pouvoir sur les personnes que durant leur vie.
02 Ainsi, la femme mariée est liée par la loi à son mari s'il est vivant ; mais si le mari est mort, elle est affranchie de la loi du mari.
03 Donc, du vivant de son mari, on la traitera d'adultère si elle appartient à un autre homme ; mais si le mari est mort, elle est libre à l'égard de la loi, si bien qu'elle ne sera pas adultère en appartenant à un autre.
04 De même, mes frères, vous aussi, le corps crucifié du Christ vous a fait mourir à la Loi, pour que vous apparteniez à un autre, Celui qui est ressuscité d'entre les morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
05 En effet, quand nous étions encore des êtres charnels, les passions coupables excitées par la Loi agissaient dans tout notre corps, pour nous faire porter des fruits de mort.
06 Mais maintenant, nous avons été affranchis de la Loi, étant morts à ce qui nous entravait ; ainsi, nous pouvons assurer un service nouveau, celui de l'Esprit, au lieu du service ancien, celui de la lettre de la Loi.
07 Que dire alors ? Que la Loi, c'est le péché ? Absolument pas : je n'aurais pas connu le péché s'il n'y avait pas eu la Loi ; en effet, j'aurais ignoré la convoitise si la Loi n'avait pas dit : Tu ne convoiteras pas.
08 Mais le péché a saisi l'occasion et, par le commandement, il a produit en moi toutes sortes de convoitises, car sans la Loi le péché est chose morte.
09 Et moi, jadis, sans la Loi, j'étais en vie ; mais quand le commandement est venu, le péché est devenu vivant,
10 et pour moi ce fut la mort. Et le commandement, qui était principe de vie, s'est trouvé être pour moi principe de mort.
11 En effet, le péché a saisi l'occasion et, par le commandement, il m'a séduit ; par lui, il m'a tué.
12 Finalement, la Loi est sainte ; le commandement est saint, juste et bon.
13 Alors, c'est quelque chose de bon qui a été pour moi la mort ? Absolument pas : c'est le péché ! Pour qu'on voie bien qu'il est le péché, il s'est servi de quelque chose de bon pour causer ma mort ; ainsi, par le commandement, le péché est devenu pleinement péché.
14 Nous savons bien que la Loi est une réalité spirituelle : mais moi, je suis un homme charnel, vendu au péché.
15 En effet, je ne comprends pas ce que j'accomplis, car ce que je voudrais faire, ce n'est pas ce que je réalise ; mais ce que je déteste, c'est cela que je fais.
16 Or, si je fais ce que je ne voudrais pas. je suis d'accord avec la Loi : je reconnais qu'elle est bonne.
17 Mais en fait, ce n'est plus moi qui accomplis tout cela, c'est le péché, lui qui habite en moi.
18 Je sais que le bien n'habite pas en moi, je veux dire dans l'être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c'est d'avoir envie de faire le bien, mais non pas de l'accomplir.
19 Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas.
20 Si je fais ce que je ne voudrais pas, alors ce n'est plus moi qui accomplis tout cela, c'est le péché, lui qui habite en moi.
21 Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc en moi cette loi : ce qui est à ma portée, c'est le mal.
22 Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.
23 Mais, dans tout mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mon corps.
24 Quel homme malheureux je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ?
25 Et pourtant, il faut rendre grâce à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur.Ainsi, moi, je suis à la fois, par ma raison, serviteur de la loi de Dieu, et, par ma nature charnelle, serviteur de la loi du péché.