"O Humains ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d'entre vous pour Dieu est le plus pieux " Sourate 49 (les chambres), Verset 13.

« Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres on aurait assurément démoli bien des monastères, des églises, des synagogues et des mosquées où l'on prononce (invoque) beaucoup le Nom de Dieu » Sourate : Al-Hadjj verset 40.


' Si Dieu l'avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous seriez interrogés sur ce que vous faisiez ' (S. XVI, 93).

Pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l'erreur ' (S. II, 256).

Commentaires par le site musulman sunnite : http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-grand-Djihad_m37993.html

La distinction entre les djihad
Dans la « sunna » (la tradition musulmane) les « fuqaha » (docteurs en Droit musulman) ont distingué trois sortes de 'Djihad' à savoir 
le 'Djihad' le plus grand ('Djihad' al-akbar) - celui contre l'ennemi intérieur - ; 'Djihad' al-asghar (Djihad le plus petit) ; - celui contre l'ennemi extérieur pour défendre la religion (défensif)- ; et le 'Djihad' le plus noble ('Djihad' al-afdal). Ce dernier signifie « dire la vérité devant un oppresseur. » (Hadith cité par Muslim et Bukhâri)

La vérité sur le Djihâd

Le mot 'Djihâd' est aujourd'hui employé à tort et à travers, avec souvent une connotation fortement négative, voire terrifiante, sur fond de terrorisme « islamique » et d'attentats suicides. Il est important de préciser la véritable signification du 'Djihâd'.
Mais avant d'entrer dans le vif du sujet il faut prendre au sérieux et avoir conscience des dangers que les commentaires arbitraires des textes sacrés pourraient provoquer. Chaque individu peut lire le Coran, les Évangiles, et la Thora, mais quiconque ne peut les interpréter, car chacun projette ses états d'âmes dans son interprétation. Les gens englués dans l'ignorance et l'obscurantisme sont gouvernés par les pulsions de leur ego, et par conséquent vivent dans l'époque de l'ignorance, même si l'on est au vingt et unième siècle. Leur interprétation des textes sacrés, de la Bible, des Evangiles et du Coran correspond au niveau très bas et très matérialiste de leur compréhension et de leur imagination. L'on ne peut pas accuser le texte, si son interprétation est erronée.
'Djihâd' signifie « 
effort suprême » et est dérivé de la racine « Djahd » signifiant « effort ». Celui qui emploie ses efforts en permanence afin de parvenir à un objectif important est un «Mudjahid». 'Djihâd' et tous les mots qui en sont dérivés font parties du vocabulaire coranique et on les trouve 41 fois employés dans le texte saint.

Le Coran décrit les fidèles comme étant des gens qui font régulièrement leur prière, paient leur impôt religieux, et emploient beaucoup d'efforts en sacrifiant leurs biens matériels et leur « ego », sur le chemin de Dieu. En d'autres termes pour devenir un bon musulman il faut respecter l'importance du Djihâd. Mais contrairement à ce que l'on croit souvent de nos jours, l'obligation religieuse de 'Djihâd'(projetée sur le contexte actuel qui est un contexte de paix) est absolument privée de tout sens guerrier sauf dans le cas défensif où on le nommera le petit Djihâd. 
Les mots qui désignent la guerre et employés par le Coran sont « harb » et « qitâl », avec leurs dérivés:

a)- « 
Harb » est une sorte de guerre qui peut être déclarée par un individu ou un groupe d'hommes contre des ennemis moraux ou physiques. Par exemple le verset deux cents soixante quinze de la deuxième Sourate du Coran (Al-Baqara) condamne fermement « l'usure» et parle ainsi:
« Dieu autorisa la vente et interdit l'usure. (275/II) Ô vous les croyants! Respectez la volonté de Dieu et renoncez- si vous êtes réellement des croyants- à ce qui vous reste de profit de l'usure. Mais si vous ne le faites pas, préparez vous à la guerre (Harb) que Dieu et son prophète envisagent contre vous» (279/II)
Dans un autre verset le Coran :
« Chaque fois qu'ils essaient de provoquer le feu de la guerre (harb), Dieu l'éteint » (64/V)

b)- « 
Qitâl» signifie « engager des actions guerrières ». Le « qitâl» peut être négatif si c'est pour bafouer la justice et opprimer la liberté d'un peuple, et positif si c'est pour défendre légitimement la vie, la dignité, les biens, l'habitation de soi-même ou d'autrui contre un ennemi envahisseur et agressif. Dieu a permis pour la première fois en Islam(après plus de quinze ans de souffrances et de vexations où Allah n'avait pas autorisé les musulmans à utiliser la force contre leurs oppresseurs ), aux musulmans de faire la guerre contre les infidèles lorsque le prophète et ses compagnons ont été obligés de quitter injustement la Mecque vers Médine et furent attaqués par leurs ennemis à plusieurs reprises; le verset trente neuf de la sourate « Al-Hadj » qui marque cet évènement historique emploie le mot « qitâl » et non pas « Djihâd »: « L'autorisation(de se défendre) a été délivrée à ceux qu'on combat (yuqâtalûna) en pure injustice (puisqu'ils ont été opprimés) et Dieu est parfaitement capable de leur accorder la victoire » (39/XXII) : les savants contemporains appelle ce Qitâl justifié et qui est obligatoire contre l'ennemi envahisseur (pour ceux qui peuvent et pour défendre sa patri et la religion): le petit Djihâd.

L'un des évènements survenus lors des guerres des premiers temps de l'Islam clarifie l'importance du sens évolutif et spirituel du 'Djihad'. Un jour, lorsque le prophète et son entourage furent attaqués par l'armée d'une tribu païenne ; les musulmans résistèrent sur leurs positions défensives et gagnèrent la bataille ; après la retraite de l'armée ennemie, le prophète trouva les musulmans très satisfaits des efforts engagés et de leur victoire, et leur lança : ' Nous retournons maintenant de cette petite bataille(petit Djihâd) vers la grande bataille (grand Djihâd:et engageons maintenant le Djihad le plus grand) '.(Fa raja'nâ minal djihad al-asghar ilâ aldjihad al-akbar)
(Hadith cité par Muslim et Bukhari )

Les musulmans, vraisemblablement choqués par ces paroles répliquèrent : ' mais c'est l'ennemi le plus mortel que nous avons vaincu ! ' et Muhammad répliqua : ' 
Non, votre plus grand ennemi réside en chacun de vous-même ; il faut que chacun combatte son propre ego'.(a'dâ 'adowwokom an-nafs allati bayna djanbaykom) .
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Que quiconque tuerait une personne- à moins qu'en échange d'une autre ou à cause d'un désordre commis- rien d'autre, alors: c'est comme s'il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les gens ensemble '(Sourate 5, verset : 32).

« Combattez (qâtilû) sur la voie de Dieu, sachez que Dieu entend et connaît tout » (243/II).

L'on en déduit donc que selon la logique du Coran, la résistance devant l'injustice, l'invasion et la barbarie est un acte légitime. Mais malgré ce constat il faut souligner que dans tous les versets cités à ce sujet le mot « Djihâd » n'a pas du tout été employé ; mais «qîtâl» ou «muqâtalah» sont utilisés.
La sunna muhammadienne a définit la charte, les convenances et les conditions de ce qitâl: qui peut être appelé aussi: le petit Djihâd (al-jihâd al-asghar).
...
Le mot «Djihâd» signifie dans son sens profond et global « un effort très important », et correspond à une action intérieure individuelle que chaque «croyant» est invité à entreprendre pour s'approcher graduellement du but final de son ascension ésotérique vers Allah. A ce sujet le Coran donne cette précision:
« Ceux qui emploient tous leurs efforts pour Nous (jâhadu fînâ), nous allons les guider vers nos chemins » (69/29) et dans la même Sourate(29), ce verset complète l'explication: « Celui qui fait le Djihad, le fait pour son propre bien » ou « celui qui lutte, lutte pour dresser son nafs (contre son âme) ». « Man jâhada fa innamâ yujâhidu li nafsih » (6/29).
Ainsi «le grand Djihâd » n'est en fait qu'un combat que chaque croyant déclare à l'intérieur de lui-même contre ses pulsions primitives et les poussés instinctives. Durant cette lutte acharnée, le croyant essaye de développer en lui de plus en plus les attributs humains et chevaleresques, tels que l'amitié, l'amour, le don envers autrui, l'altruisme, tout en réprimant les caractéristiques négatives tels que la jalousie, la rancune, la méchanceté, l'ostentation;...
...

Le coeur est le lieu du regard divin conformément au Hadîth : « 
Dieu ne regarde ni vos corps ni vos formes mais il regarde vos coeurs », il constitue cette forteresse bien gardée, que la Djihâd doit protéger des envahisseurs.
Le coeur, cette subtilité (latîfa) est protégé par la bienveillance divine ('Inâya), il peut être menacé si l'âme n'est pas éduquée.
Tout ce qui n'est pas Dieu constituera les idoles qui peuvent habiter le coeur : le souiller et
le voiler. L'amour de ce bas monde, les attaches matérielles, l'amour du pouvoir (Hubbu Ar-riyâsati), l'ostentation (le petit Shirk) , l'autosatisfaction('Ujb) et j'en passe : forment les envahisseurs qui attaquent ce coeur, ce sont les maladies du coeur.
Une poitrine ne peut contenir deux coeurs (comme dit dans le Coran), si le coeur est rempli d'Amour de Dieu, nul autre Amour ne peut y habiter.