Á partir de la notion, chère au Pape François, d'écologie intégrale, il me semble que pour sortir de la confusion de notre temps, nous pourrions appliquer le qualificatif à beaucoup d'autres termes, afin, par exemple, de ne plus confondre un morceau de Vérité avec la Vérité, l'économie avec le soucis d'indicateurs partiaux, la Justice avec les méandres administratifs des Etats qui condamnent, l'Amour avec l'envie ou la jalousie, ou même le transport, vis à vis d'une personne, la liberté avec le désengagement, la Paix avec l'acceptation par les plus faibles des règles des plus forts, la santé avec un bien être de façade etc... mais de cultiver en tout, une vision intégrale qui nous protège des fanatismes égoïstes...
En effet, le relativisme ambiant en occident a fini par imposer, tout en s'en réclamant à grandes gesticulations, un rapetissement des valeurs universelles, au niveau de l'individu, qui leur enlève toute universalité : "Chacun sa vérité !", alors que peut-il rester de la Vérité ?
Á partir de quoi une de ces valeurs pourrait être qualifiée d'intégrale ?
- qu'elle intègre que "tout est lié" ;
- que sa définition laisse à chacun sa place et reconnaisse sa dignité ; pas de déchet dans la nature ;
- que la vision qu'elle porte se connecte avec les autres valeurs universelles, en un système cohérent ; c'est, je crois, ce qu'ont cherché toutes les cultures ;
- que sa définition rassemble l'univers en une unité, et s'il n'est pas discutable que chacun l'appréhende différemment selon sa place, que cette définition ne change pas au gré des individus ;
- qu'elle unifie le temps, en intégrant le passé tel qu'il fut, et l'avenir comme un défi, à rendre meilleur... Un des malheurs du monde est que la satisfaction immédiate contrevient trop souvent à un bien-être durable, et qu'elle est excitée incessamment par l'industrie du marketing, remplaçant les cultures qui, elles, cherchaient plus ou moins adroitement la durabilité...